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Francis Francis
Né(e) le 23/03/1966
Adhérent depuis 2003

Tes qualités / défauts (en impro ou en dehors) ?

Mes qualités ? Je dirais :

- le sens de la répartie, la volubilité, 

- l'humilité de m'effacer pour être au service de l'impro et de mes camarades de scène,

- le soucis de construire des histoires cohérentes,

- la volonté d'amener de l'émotion pour ne pas se limiter à de la poilade.

Bien sûr, mes défauts vont de pair :

- je suis quelquefois bavard, 

- je ne m'impose pas suffisamment face aux partenaires exubérants ou sans gêne,

- j'ai du mal à partir si je n'ai pas une idée de la route à suivre et je perds du temps à justifier des détails. 

 

Quel objet emmènerais-tu sur une île déserte ?

Un psyché.

 

Match ou concept, que préfères-tu ? Pourquoi ?

Le match, c’est le frisson du total inconnu. La perspective de se mesurer à des partenaires inconnus et à des catégories bizarres qui nous permettront de donner le meilleur de nous mêmes. En théorie. Mais en pratique, le match est souvent décevant, frustrant. L’enjeu peut tuer le jeu, la pression conduire à se reposer sur des schémas préparés. C’est pire encore quand croyant faciliter la tâche aux improvisateurs, l’arbitre évite les catégories trop originales et les contraintes.

Le concept, c’est le jeu dans le jeu. Une distance supplémentaire, une protection vis-à-vis du public. Sans compétition le plus souvent, c’est le jeu qui prime. Sans le carcan du chronomètre, c’est l’occasion de laisser se développer l’émotion. Les concepts, c’est moins de risque de trouver l’ennui généré par l’uniformité et la répétition. Et puis les concepts, c’est la possibilité d’en trouver un ou plusieurs qui correspondent à son tempérament, son envie du moment.

Oui, le concept a ma préférence.

 

Dans quel film aimerais-tu vivre ?

Trop difficile de choisir. J'en vois au moins deux :

- Vivre avec ses meilleurs amis une continuelle jeunesse et jouer, jouer, jouer…  :  Toy Story.

- Faire partie d'un peuple fier vivant en communion avec son environnement  : Avatar.

 

Quel improvisateur est ton modèle, ton inspiration en impro ?

Sans beaucoup d'originalité, je vais parler de mes maîtres : certains des improvisateurs qui furent mes professeurs à mon arrivée à ImproDisiaque.

Gérard : sa réactivité, son ENERGIE !!!, sa faculté à lancer une intrigue à partir de rien, à brosser des personnages en 2 temps 3 mouvements, et son humilité. Alors qu'il a les capacités de bouffer ses compagnons de scène, Gérard sait se mettre à leur service et à celui de l'histoire qu'ils ont amenée. Les matchs que j'ai pu faire avec lui m'ont laissé à chaque fois heureux et admiratif.

Carole : ses personnages sont tous magnifiques et pourtant elle a un registre qui se promène du petit garçon perdu à la femme fatale en passant par la caissière fatiguée. Tous sont vrais, car tous apportent une émotion. Avec Carole, on peut se lancer dans une dramatique sans craindre le décrochage ou le mélo. Chapeau ! Un défaut toutefois ; elle se fait rare sur scène…

Et puis bien sûr il y a mes camarades de jeu qui, au fil du temps, des séances et des spectacles, renouvellent mon inspiration. 

 

Les répliques qui te collent à la peau ?

«- C’était par une soirée chaude. Et moite...

- Et voute ? »

« -Ivanovna est morte ! » 

 

 

Ton pire / meilleur moment sur scène ?

Mon pire moment sur scène ?

Une rencontre du défunt CANIF, soit disant championnat de France, titre ronflant que d’aucuns prenaient plus au sérieux que nous. En particulier nos adversaires de ce soir là. Aucune communion avant le match. Grosse artillerie de refus et de cabotinage pendant le match. Et départ rapide après leur victoire. Affligeant. 

 

Mes meilleurs moments ? Il y en a davantage, heureusement.

1/ Le premier match en public au terme de mon année d’initiation. Dans le match blanc quelques jours avant, nous avions été lamentables, et nous le savions malgré les dénégations des anciens qui faisaient office de spectateurs. Mais, comme miraculeusement, à Pichon, devant un vrai public, ce fut un festival d’énergie, d’imagination, de lâcher prise. Quel contraste. Avec un bonheur proportionnel au soulagement et à la surprise du groupe.

2/ Les deux séances triptyques. J’ai adoré avoir le temps de poser un scénario (une médiévale dramatique sur fond de dragon et une Molière bon teint) et l’enchaînement des scènes. Et de pouvoir néanmoins conserver la surprise de leur interprétation. Avec de grands partenaires.

3/ Impro academy : quel bon moment que de se costumer et d’entrer en scène protégé par un rôle avant même de commencer l’impro. Beaucoup d’énergie, de complicité et de déconne. Et en point d’orgue mon interprétation de « Femmes du monde » avec, quand la lumière revient, un public qui vote unanimement oui... Le pied !

 

La recette d'une improvisation réussie ?

480 €, soit les 120 places de Pichon à 4 €.

 

Le cadeau que tes fans peuvent te faire sans craindre de se tromper ?

Leur poids en chocolat.

Non, mieux… Mon poids en chocolat !

 

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