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Francis Francis
Né(e) le 23/03/1966
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Ton CV d'impro ?

 

23 mars 1966 : j'improvise un premier cri. Acclamations du public. C'est décidé, je me lance.

 

1967 : j'improvise quelques figures entre deux paires de bras. Après application d'un gant de toilette froid sur le front, je décide d'être plutôt intellectuel que physique. 

 

1969 : j'improvise un solo à couper le souffle sur ma trompette en plastique. Suite à l'incident, j'improviserai une restitution de l'embout par les voies naturelles. C'est décidé, désormais je chanterai.

 

1973 : j'improvise des paroles "anglaises" de la Marseillaise au milieu de la cours de récréation sous les encouragements des grands de CM1. C'est décidé, je n'aurai honte de rien sur scène.

 

1983 : j'improvise à l'oral une comparaison entre Paris décrit à la fin du "Père Goriot" et le Voreux de "Germinal" : 16. De quoi compenser le 5 coef 5 en math. C'est décidé, je préférerai les lettres aux chiffres.

 

1984 : j'improvise le lancement de mon premier disque sur l'antenne de la radio-libre qui me prête ses ondes. La nièce du directeur me fait les yeux doux... C'est décidé, je ne lâcherai plus le micro.

 

1985 : j'improvise quelques péripéties imprévues et moult conversations avec mes joueurs de Maléfices qui en redemandent. C'est décidé, je continuerai à être maître de jeu de rôles.

 

1986 : j'improvise quelques slogans avec mes copains de fac : "Devaquet mon biquet", "Devaquet t'es piqué". Le ministre recul. C'est décidé, j'irai gouverner dans la rue.

 

1987 : j'improvise une solution de secours après avoir planté les concours des bonnes écoles de journalisme. La boîte que je choisis se révèle une coûteuse pétaudière. Je décide que certains domaines se prêtent mal à l'improvisation.

 

1989 : j'improvise un refus d'obtempérer aux ordres stupides de l'aspirant qui "dirige" notre peloton d'élèves gradés. Il passe pour un abruti devant ses sous-off. Je décide qu'il y a un moment où on doit arrêter de se tasser.

 

1991 : j'improvise une sortie sous l'orage pour aller chercher ma voiture et éviter que la jolie consoeur journaliste se mouille. Elle trouve que je suis un gentil garçon. C'est décidé, je resterai réactif.

 

1996 : je n'improvise pas à la mairie : "Oui !". Il y a des moments où il faut maîtriser sa créativité.

 

2002 : j'improvise un direct par téléphone pour TV5 sur la catastrophe ferroviaire du Munich-Paris. La télé se tâtait : l'actualité a décidé que je faisais l'affaire.

 

2003 : j'ai improvisé une petite bafouille pour demander des renseignements sur un stage improvisation à Pichon. Je décide de rester avec ces doux dingues ; année de formation, puis matchs, étoiles, déplacements, présentation. Déjà 6 ans ? C'est passé comme une impro !

 

L'impro pour toi, c'est comme...

 

...vivre !

 

Parce que, figurez-vous, la vie c'est une sacré impro. Caucus minimum, contraintes maximum, thèmes variables, partenaires inconnus et multiples. Et durée aléatoire.

Alors au milieu de ce méga-show imprévisible et souvent rude, se faire quelques intermèdes sans trop de dangers, limités dans le temps et dans l'espace, le tout en compagnie de gens sympas qu'on a choisis, finalement, c'est reposant... 

 

La catégorie qu'il faut inventer :

 

C'est pas les catégorie qu'il faut inventer, c'est les manières de les subvertir...

 

Un souvenir, une anecdote à partager ?

 

De nombreuses ! Et savoureuses, croyez-moi...

Mais j'en réserve la primeur pour les lecteurs de mes mémoires, actuellement en cours de rédaction.

L'ouvrage s'intitulera "Tiens, tant qu'j'y pense..." 

D'ailleurs, si vous connaissez un éditeur...

 

Pourquoi improvises-tu ?

 

C'est moins cher qu'une psychothérapie, ça fait moins mal à la tête qu'une cuite, on ne s'y prend pas au sérieux, on ne dépend pas des décors et des costumes, on est sûr de finir ce qu'on commence, ça oblige à penser à 100 à l'heure ce qui devrait être une bonne prophylaxie contre la démence sénile.

En résumé, ça permet de faire des économies et d'en faire faire à la société. Voilà pourquoi je milite pour la prise en charge de ma cotisation par la Sécurité Sociale.

 

Un mot pour notre public ?

 

Supercalifragilisticexpialidocious


Si tu étais un animal, tu serais ...

 

Une chimère formée d’un peu de chacun de ces animaux :

- le paresseux : pour son énergie

- le léopard : pour sa volubilité

- le mérou : pour sa solidarité

- le dauphin : pour son poil

- le singe : pour sa ténacité

- la fourmi : pour son hédonisme

- le bonobo : pour sa souplesse

- le renard : pour son souffle

- le cheval : pour son intelligence

- le chien : pour ses grimaces

- le cochon : pour son élégance

- la fouine : pour sa patience

- la pie : pour sa fidélité

- le rossignol : pour sa mémoire

- la tortue : pour sa curiosité

- le suricate : pour son endurance

- l'éléphant : pour sa flamme

- le blaireau : pour son humanité

- le chat : pour son chant

- le poisson-clown : pour son rire

- la hyène : pour sa popularité

- le dragon : pour sa sociabilité

 

NB : saurez-vous remettre de l’ordre dans cette liste ?

 

Si tu devais être une star de cinéma, ce serait ...

 

Un moi idéal qui aurait :

 

- la classe de Sean Connery

- la malice de Dustin Hoffmann

- la solidité de Lino Ventura

- la rudesse de Daniel Craig

- la plasticité de Johnny Dep

- la bonté de Philippe Noiret

- la loufoquerie de Ben Stiller

- la faconde de Jean Gabin

- l’humanité de Bourvil

- l’autodérision de Woddy Allen

- l’élégance de Clint Eastwood

- la sympathie d’Harrisson Ford

- l’aplomb de Bruce Willis

- la grâce de Jude Law

- le charme de Pierre Arditi

- la voix d’André Dussolier

- les talents de bruiteur d’Eric le Doc

 

Le mot de la fin ?

 

ZYTHUM, subst. masc.

ANTIQ. Bière que les anciens Égyptiens fabriquaient avec de l'orge fermenté. Bien avant l'ère chrétienne, les Égyptiens fabriquaient à Péluse, sur les bords du Nil, une bière appelée boisson pélusienne, vin d'orge ou encore zythum (Industr. fr. brass., 1955, p. 17).

Zythum. Breuvage d'orge qui fait uriner, mais qui nuit aux reins, aux nerfs, et aux pellicules qui couvrent le cerveau); 1752 zythe (Trév.); 1906 zython (Pt Lar.). Lat. zythum « bière » (PLINE), gr. . Bbg. QUEM. DDL t. 1.

 

Source : Trésor Informatisé de la Langue Française

 

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